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    Comité d’Evaluation des Engrais : Engagement pour le respect des procédures

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    Cette exhortation a été faite par le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural au cours de la 9èmeneuvième session ordinaire de ce comité qui s’est tenu le 25 février 2026 à Yaoundé.

    Une session ordinaire du Comité d’Evaluation des Engrais (Cee) s’est donc tenu à Yaoundé le 25 février 2025. En conformité avec l’article 6 de l’Arrêté conjoint n°0000115/MINADER/MINCOMMERCE/MINEPDED/MINSANTE du 29 août 2019. Et ils étaient tous là à prendre part à cette rencontre présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (Minader). Il avait à ses côté deux autres représentants de ce département ministériel ; Un représentant du Ministère du Commerce; Un représentant du Ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable; Un représentant du Ministère de la Santé Publique ; Un représentant du Ministère des Finances; Un représentant du Ministère de l’Eau et de l’Energie ; Un représentant du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales ; Un représentant de l’Agence des Normes et de Qualité du Cameroun; Un représentant de l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement ; Un représentant d’un Laboratoire d’analyse des Engrais agréé par le Ministère en Charge de l’Agriculture.

    Des présences qui soulignaient de l’importance de cette rencontre était pour le bien et le bien-être nutritionnel, environnemental et économiques des populations camerounaises et même du monde. Tant il est vrai que la production agricole locale fait aussi le bonheur d’autres pays à travers le monde. « D’année en année, ce Comité consolide son rôle essentiel dans la sécurisation de la fertilité de nos sols, le renforcement de la productivité agricole et la poursuite résolue de notre souveraineté alimentaire », a indiqué Mme Bambot Grace Annih, épouse Mbong, secrétaire général du Minader. Avant d’ajouter à l’endroit des experts, chercheurs, membres des administrations publiques, partenaires techniques et financiers, et opérateurs économiques, ayant pris part à cette rencontre : « Votre engagement constant démontre combien la question des fertilisants est stratégique pour l’avenir de notre pays. »

    Il faut dire que rencontre du Cee s’est ouverte dans un contexte national et international marqué par la forte demande nationale en engrais pour soutenir la production agricole ; la nécessité d’aligner les normes camerounaises sur les standards internationaux très stricts, particulièrement en matière de biofertilisants, d’intrants organiques et de biostimulants ; la mise en œuvre progressive des réformes encadrant le sous-secteur des engrais et de la production biologique ; la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle pour protéger les agriculteurs contre les produits frauduleux ; les exigences croissantes des marchés internationaux en matière de qualité de normes biologiques ; les aléas climatiques, notamment l’irrégularité des pluies qui renforcent l’importance d’intrants fiables et efficaces.

    Il convient de dire à ce sujet que le marché mondial des engrais dépasse désormais 200 millions de tonnes annuelles, alors que dans le même temps l’Afrique continue de dépendre massivement des importations, pour une facture dépassant 50 milliards de dollars chaque année.

    Quand bien même face à ces défis, le Cameroun n’a cessé de renforcer son engagement international et consolider à travers le lancement en février 2025, de l’initiative Convergence des systèmes alimentaires et de l’action climatique, ainsi que l’Interface Science-Politique-Société, avec l’appui de la Fao et de partenaires internationaux ; ou qu’en avril 2024, un accord d’environ 1,6 milliard de Fcfa, a été signé avec la FAO pour soutenir les petits exploitants des régions du Nord, de l’Adamaoua, de l’Est et de l’Extrême-Nord ou qu’un second programme, d’un montant de 2,92 millions de dollars, financé par la Banque mondiale et mis en œuvre en partenariat avec la Fao, accompagne l’amélioration de la nutrition, de la productivité durable et de la résilience face aux crises alimentaires ; quand bien même la participation au Salon International de l’Agriculture de Paris 2025 a permis de mettre en valeur les productions locales, ou encore sa participation à la 21èmeFoire Internationale de l’Agriculture et de la Mécanisation de Konya, en Turquie, avec à la clé l’établissant des partenariats prometteurs pour l’acquisition de technologies agricoles modernes, autant d’initiatives qui témoignent de la place croissante du Cameroun dans les grands chantiers agricoles internationaux, il reste que ces marchés exigent parfois un niveau de conformité de 100% des contrôles réguliers des sols et une transparence totale des intrants utilisés. Le moindre écart pouvant entrainer le refus d’une cargaison, des sanctions ou la perte d’un marché stratégique.

    C’est pourquoi il y a urgence d’actualisation le cadre réglementaire régissant le sous-secteur engrais, afin d’assurer une régulation moderne garantissant la qualité des produits mis sur le marché, la protection des sols, la lutte contre les intrants frauduleux et l’amélioration de la productivité agricoles nationale. « C’est pourquoi j’engage fermement le Secrétariat Technique, en collaboration avec toutes les administrations compétentes, à produire dans les meilleurs délais les textes d’application de la Loi n°2025/013 du 17 décembre 2025 régissant la production biologique au Cameroun. Ces textes devront préciser les normes à respecter, les procédures d’homologation des intrants biologiques, les modalités de certification, les mécanismes de contrôle et les obligations des acteurs engagés dans la production agricole et biologique », a indiqué Mme le Secrétaire Général du Minader (…) J’insiste également sur la nécessité d’intensifier les contrôles de qualité des intrants agricoles sur l’ensemble du territoire national. Nous devons renforcer la surveillance des points de vente, lutter contre les intrants frauduleux ou non conformes, assurer la traçabilité des produits, et protéger nos agriculteurs contre les engrais de mauvaise qualité qui compromettent les rendements, la santé des sols et la sécurité alimentaire du Pays. L’enjeu est d’autant plus crucial que plus de 35% des gains de productivité agricole sont directement liés à une utilisation correcte et rigoureuse des engrais. »

    29 dossiers de demande d’Autorisation de Mise sur le Marché, 02 dossiers de Maintien en Etude pour réexamen, un dossier de transfert de l’Autorisation de Mise sur le Marché et 02 dossiers de demande de changement de noms commerciaux. Soit un total de 34 dossiers ont été soumis à l’attention du Comité. On attend de voir ce qu’il en sera.

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