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    Cotonnière industrielle du Cameroun : Peut-on réellement sauver la structure ?

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    Plus qu’une question d’honneur et de fierté nationale, la situation que traverse cette industrie textile est de celle à laquelle une réponse définitive doit être apportée.

    La Cotonnière industrielle du Cameroun (Cicam) va mal. Ce n’est plus un secret pour personne. Elle est même agonisante et risquerait définitivement déposer son bilan si rien n’est fait. Mais tant qu’il y a vie, il y a espoir. C’est cet espoir qui fait qu’on continue de penser qu’une bonne dose d’adrénaline constituée d’un bon plan de restructuration suffirait pour relancer les machines.  Cela reste d’ailleurs très possible avec ces propositions que le gouvernement continue de recevoir depuis 2021. Si au niveau étatique, il a été fait cas de la mise en place d’une interprofession du coton au cours d’une réunion présidée du 23 au 26 novembre 2024 par le ministre de l’agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobé, réunion au cours de laquelle trois groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir au sujet de l’Organisation de l’interprofession au Cameroun ; du Rôle de l’interprofession dans le développement coton ; de l’Organisation du voyage d’échange et appropriation des expériences extérieures, la finalité ayant été de permettre aux participants venus de toutes les zones de production, de s’approprier effectivement l’outil qui sera mis en place. En ce sens, le directeur en charge de la professionnalisation de la Sodecoton s’était appesanti sur le processus de mise en place de l’interprofession et le niveau d’avancement à ce jour. Au cours de cette rencontre, le Secrétaire permanent de l’ICOTEC était de son côté revenu sur la place de la transformation du coton dans notre pays. Un produit dont se nourrit essentiellement la Cicam.

    C’est dans ce contexte que l’indien gagan Gupta, Pdg d’arise IIp veut racheter la Cicam. Des sources concordantes indiquent qu’arise IIP développeur industriel à travers l’Afrique a amorcé des pourparlers avec le gouvernement en vue de reprendre le qui reste encore de ce fleuron de l’industrie camerounaise avec à la clé un important investissement chiffré à plusieurs centaines de millions de dollars

    A l’issue des discussions dépendra l’avenir de cette société à capitaux publics 75% SNI et 25% Etat) appelée à se réinventer pour être compétitive sur le marché dub textile dominé par les importations

    Si tu vois un indien acheter une affaire, c’est que cette affaire est très rentable… gugan, ancien comptable est le fondateur et Pdg d’arise Iip, arise et risep&l, trois branches d’un opérateur industriel panafricain.

    Bien avant, on aura appris que dans le perspective de sa relance au cours de cette année 2025, la cicam misait sur un investissement de 70 milliards de réparti sur cinq ans, pour moderniser ses installations et augmenter sa capacité de transformation de la fibre de coton. Ce plan ambitieux visait à redynamiser la seule industrie textile de la zone CEMAC, largement affectée par la concurrence étrangère et une infrastructure vieillissante. Ce financement qui allait essentiellement être fourni par des prêts bancaires, devrait permettre de porter la capacité de transformation annuelle de la fibre de coton à 5 106 tonnes, soit un saut significatif comparé aux 1 500 tonnes actuelles. L’objectif étant de capter à nouveau une plus grande part du marché textile camerounais, qui est en grande partie dominé par les importations asiatiques.

    Cette augmentation de la capacité de production permettra également à l’entreprise d’exploiter environ 5 % de la production nationale de coton, une ressource stratégique pour l’économie locale. « L’objectif est de doter la CICAM de nouveaux équipements tout en réparant ceux qui sont encore opérationnels, afin de s’aligner sur les exigences modernes et de sortir du modèle d’affaires de 1965 », a indiqué une source interne.

    On a aussi entendu dire qu’il s’agira d’une modification de son modèle économique dans la perspective de mieux répondre aux besoins du marché local. Si de tout temps, il a été question de production de pagnes génériques, l’offre pourrait se diversifier et s’étendre vers les tenues scolaires, les uniformes pour les forces de maintien de l’ordre, et des pagnes à thème, à l’image de ceux utilisés pour les événements tels que la Journée internationale de la femme du 8 mars. Cette nouvelle orientation vise à répondre à une demande domestique plus ciblée et à réduire la dépendance vis-à-vis des importations.

    Si la piste indienne semble être celle qui conduirait vers cette relance effective et globale, le ministère intérimaire des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, tout comme celui de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire ne devraient donc plus tergiverser étant entendu que l’indien qui s’est engagé à reprendre la Cotonnière Industrielle du Cameroun n’entend faire les choses à moitié. Mais l’urgence d’une mise en forme d’une chaine des valeurs devrait occuper le haut du pavé. Sauver la Cicam, tout est encore possible.

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