En plus de présenter une sorte de feuille de route à travers laquelle de bonnes pratiques agricoles sont indiquées, il est question de conservation, de transformation qui induirait une commercialisation qui satisfait le grand nombre.


Dans les généralités, le gombo est une plante qui résiste à la chaleur. Il aime la pleine lumière et le soleil. Il se développe bien dans les sols profonds, bien drainés et riches en matières organiques. Le gombo a un système racinaire pivotant. Un bon arrosage permet d’avoir de bons rendements. La production du gombo ne nécessite pas la mise en place d’une pépinière. Le gombo est adapté aux conditions tropicales. Il peut pousser partout au Cameroun.
L’entretien de cette culture se résume à quelques opérations : l’irrigation lorsqu’il a été cultivé en saison sèche ; le désherbage avec l’usage d’un herbicide total pour réduire la pression des mauvaises herbes. On peut aussi pratiquer un sarclage régulier, surtout en début de culture, pour maintenir la parcelle propre. A ce stade, il est préférable de procéder au désherbage manuel après la levée. En ce qui est de la protection phytosanitaire, il existe des méthodes de lutte contre les ennemis et maladies du gombo. A titre préventif ou curatif, on peut traiter le gombo au manèbe à raison de 3,5 kg/ha. De ce fait, il faut utiliser les variétés tolérantes, éviter les parcelles qui viennent de recevoir le gombo, le concombre, le tabac, tomate, etc. En ce qui est de la fumure, on peut l’incorporer par bêchage de fond, à raison de 10 à 15 tonnes par hectare. Apporter avant le semis, en fumure de fond, 250 kg/ha d’engrais minéral (NPK 10-18-18). 30 jours après le semis, apporter un engrais de type NPK 10-18-18 ou 12-14-19 à la dose de 6 grammes par poquet, par sarclo-binage. Dans les 30 jours qui suivent, apporter l’urée à la dose de 4 grs par poquet pour les variétés précoces, et dans les 3,5 mois qui suivent le semis pour ce qui est des variétés tardives.
La récolte peut intervenir 2 mois après le semis pour les variétés précoces, et 5 à 6 mois après pour les variétés tardives. Récolter les fruits tendres à extrémités cassantes. Selon la variété, récolter tous les 2 à 3 jours. A ce stade, le calibre des fruits récoltés varie selon les variétés. Les rendements en fruits frais varient également en fonction des variétés. Ils sont généralement supérieurs à 4-5 tonnes par hectare pour les variétés sélectionnées.
La belle approche de Biodrygreen
Alors qu’il est plus que jamais question de la valorisation du « Made in Cameroon » à travers la politique de l’import-substitution adoptée au niveau national, et s’il est recommandé de récolter les fruits très jeunes, avant leur lignification 2 à 3 fois par semaine, étant entendu que les recherches ont démontré que lorsqu’ils sont plus tendres, ils sont encore plus nutritifs. La pratique mise sur pied par Biodrygreen, consistant en le séchage sans additifs, sans conservateur, prend toute son importance en ce sens qu’elle lutte considérablement contre les pertes post-récoltes au regard du caractère très périssable des fruits de gombo.
Avec Biodrygreen, les jeunes fruits de gombo qui ont été récoltés avant leur lignification, peuvent être séchés et surtout, ne perdent pas leur valeur nutritive. Si le gombo dont on sait qu’il est originaire de l’Afrique de l’Ouest et vraisemblablement entre le Niger et le Nigeria au regard de l’existence dans ces régions un grand nombre d’écotypes locaux, avec des variétés telles le Maradi de Zinder de Tahoua, ou encore la variété Kirikou, avec Biodrygreen, la tendance est plus que jamais orientée vers une transformation de cette culture en un patrimoine national. Et pourquoi pas en faire une Identité géographique.
Il est entendu que si les pertes post-récoltes sont encore importances au Cameroun, cela est dû au manque de petites unités de transformation qui induiraient une plus-value pour ces productions. L’option prise par Biodrygreen reste donc à encourager, si elle ne devrait pas simplement servir d’exemple. Surtout quand on sait que le gombo est une excellente source de fibres, qui aide à réguler le transit intestinal et à prévenir les problèmes de digestion. C’est un antioxydant qui contient des antioxydants qui aident à protéger les cellules contre les dommages causés par les radicaux libres. Riche en potassium, il aide à réguler la pression artérielle et à prévenir les maladies cardiaques. C’est surtout une bonne source de vitamines C et K, ainsi que de minéraux comme le calcium et le fer. Faible en calories et riche en fibres, il est un aliment idéal pour ceux qui veulent perdre du poids.


