Le mois dernier, le Cameroun a abrité la conférence interministériel de l’OMC. La 14 ème du genre, et la deuxième qui se tenait en terre africaine.
Cette rencontre s’est tenue dans un contexte particulier. Marqué par la stagnation de l’atteinte des objectifs relatifs à l’import substitution, et la chute brutale du prix de certains produits de rente sur le marché international. En effet, le marché de la consommation nationale lui même connait un problème criard. Il est dû à la promotion des marques internationales tant au niveau des produits de grande consommation tels que le riz , que d’autres produits « made in Cameroun ». Le prix du cacao quant à lui est passé de 5600Fcfa en 2024, à moins de 2000Fcfa en 2026. Plongeant les cacaoculteurs dans un désarroi totale. D’autres problèmes peuvent être évoqués ici, lesquels ont prospéré tout simplement parce que le gouvernement a refusé de jouer son rôle dans la sécurisation des prix sur le marché international.
Ce contexte aurait pu faire l’objet de débats lors de la 14eme conférence interministériel de l’ OMC. Mais hélas ! Là où on attendait des solutions, on n’a eu droit à aucune recommandation visant à améliorer la situation. Tout a été concentré sur un folklore qui n’apporte rien de plus à la situation des producteurs camerounais. Une véritable honte, surtout lorsqu’on se rappelle que le ministre camerounais du commerce Luc Magloire Mbarga Atangana, passe son temps à faire la promotion du riz étranger, à travers l’organisation des ventes promotionnelles au boulevard du 20 mai à Yaoundé.
Rien à retenir de cette rencontre. Car, elle n’était qu’une insulte pour le made in Cameroun.


