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    Production de riz au Cameroun : Plus d’importations en 2030

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    Cette déclaration de Gabriel Mbairobe, ministre de l’agriculture et du développement rural, suite au contrat commercial signé le 06 mars 2026 avec le Directeur général de la société israélienne Ekobell. Lequel devra conduire à la mise en place de trois agropoles au Cameroun. Coût du projet : 98 milliards Fcfa pour produire 46 700 tonnes de riz en trois ans dans le nord du Cameroun.

    « La mise en œuvre de cet important projet nécessite un accompagnement institutionnel adéquat et la signature de ce contrat marque décisive pour son implémentation. Il est attendu des administrations sectorielles, un accompagnement adéquat. Le ministre de l’économie, de la planification et de l’aménagement du territoire, devra engager dans les prochains jours, des discutions sur les conditions de financement. J’en appelle à la mobilisation de tous et de toutes pour une implémentation réussie de ce projet dont la mise en œuvre nous permettra de franchir un pas décisif pour notre autosuffisance en riz. Mieux, en 2030, aucune graine de riz décortiqué n’entrera sur le territoire national », a fait savoir le Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural.

    Entre le gouvernement camerounais et la société israélienne Ekobell, il existe désormais un pont. Il a été construit le 6 mars 2026. Il porte sur un accord visant à développer 10 000 hectares de riziculture pluviale dans les régions septentrionales du pays. Il nécessitera environ 98,4 milliards de Fcfa pour production de 46 700 tonnes de riz paddy sur une période de trois ans, l’équivalent de 31 289 tonnes de riz blanchi. Ce qui représenterait à terme près de 18 % de la production nationale actuelle de riz blanchi de qualité supérieure, selon les anticipations faites par les promoteurs de ce programme qui aura pour terrain d’application plusieurs localités de la partie septentrionale.

    C’est relativement connu de tous. Le Cameroun a dépensé 318,6 milliards de Fcfa pour importer du riz en 2024, soit 6,4 % des importations totales du pays. Cette dépense a progressé de 58,6 % en un an, d’après les données publiées par l’Institut National de la Statistique (Ins) quand bien même la note de conjoncture économique du deuxième trimestre 2025 publiée par le ministère des Finances a fait état d’une baisse de 14,2 milliards de Fcfa des importations de riz par rapport au trimestre précédent. Ce qui reste toujours énorme.

    Avec l’accord signé entre le gouvernement de la République à travers le ministère de l’agriculture et du développement rural, Gabriel Mbairobe, a fait savoir que d’ici à 2030, on ne parlera plus d’importation de riz au Cameroun. Aussi des possibilités d’accélération de la production locale sont de plus en plus envisagées. Les projections officielles contenues dans le Document de programmation économique et budgétaire à moyen terme 2025-2027 indiquent que la production nationale devrait passer de 140 710 tonnes en 2024 à 460 000 tonnes en 2027. À plus long terme, la Stratégie nationale de développement de la filière riz vise un niveau de 750 000 tonnes à l’horizon 2030, ce qui correspondrait à un taux d’autosuffisance estimé à 97 %.

    Le projet va s’appesantir sur la mise en place de Centres de soutien agricole (Csa) qui offriront une gamme complète de services destinés à améliorer la productivité et la rentabilité des exploitations familiales agricoles (Efa). Les Csa assureront par la même occasion une fonction centrale dans l’organisation de la filière rizicole. Aussi se présenteront-ils comme des acheteurs de riz paddy pour une transformation immédiate.

    Pour Idan Pinhas, Directeur général de la société Ekobell, « ce projet contribuera à la souveraineté alimentaire du pays. La production des semences de qualité et la mise en œuvre d’une agriculture mécanisée ainsi que des méthodes modernes de culture, permettront d’améliorer le rendement et nous anticipons un rendement de quatre à cinq tonnes par hectare. Ce projet comprenden outre un important volet de formation et de transfert de technologie. Ekobell formera le personnel dédié au projet qui pourra par la suite gérer celui-ci lorsqu’il sera rétrocédé à l’Etat. Cette initiative permettra la création de près de 40000 emplois directs et indirects avec de nombreuses opportunités pour les jeunes et les femmes. Nous avons déjà obtenu une garantie de l’Agence de crédit export du gouvernement israélien, ainsi qu’un time sheets de notre institution financière ». Il ne reste plus que sa matérialisation.  

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