Le 10 février 2026, le chef de l’Etat Paul Biya s’est adressé une fois encore à la jeunesse camerounaise. « …Je me réjouis de constater, à cet égard que malgré un contexte difficile, nombre d’entre vous excellent dans le secteur de la transformation agricole… ». C’est ce qui a transparu de son message de ce soir, face à une jeunesse agrosylvopastorale désemparée, et fortement accrochée aux attentes qui viendraient du secteur public et leur permettraient de sortir de la situation catastrophique dans laquelle elle se trouve. Car, cette jeunesse que le président de la république a saluée au passage n’a véritablement pas encore désarmé, face aux pratiques déshumanisantes de certains fonctionnaires qui plombent leurs efforts. Lesquelles proviennent de la mise en œuvre bancale des instructions qui ont souvent été données par le chef de l’Etat et ont plombé les efforts qui ont été consentis à travers les programmes gouvernementaux.
«… Tel est le sens du Plan spécial de promotion de l’emploi des jeunes que j’ai récemment annoncé. Des dispositifs incitatifs y afférents ont d’ores et déjà été élaborés par le gouvernement. L’objectif en étant de bâtir une véritable synergie entre l’Etat, le secteur privé et le reste de la société, en matière de création d’emplois, en faveur des jeunes… ». C’est ainsi qu’a poursuivi le Président Paul Biya, lors de son message à cette jeunesse. De bonnes initiatives qui se heurtent pourtant à une résistance très farouche de ceux qui sont chargés de mettre en œuvre ses décisions. Et même si cette jeunesse veut croire à une modification du système de gestion de son avenir, elle a été surprise de constater qu’aucun accent n’a été mis sur le rappel à l’ordre de ces collaborateurs véreux. Or, il a encore annoncé des initiatives majeures. Comme il l’a si bien dit en ces termes : «… Je voudrais à cet égard citer, entre autres, les exemptions fiscales accordées aux entreprises qui recrutent des jeunes diplômés, la dotation de 50 milliards de Francs CFA prévue par la loi des finances, pour promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le relèvement de la subvention du Fonds National de l’Emploi, et les mesures prises pour l’insertion des jeunes dans la réalisation des travaux à haute intensité de main-d’œuvre, financés par l’Etat …». Est-ce suffisant pour emmener cette jeunesse qui se balade à longueur de journée et au fil des ans dans les institutions à la recherche des financements ? Est-ce suffisant pour permettre aux observateurs de la scène économique nationale qui interpellent toujours le gouvernement sur la nécessité de mécaniser le secteur agrosylvopastoral de croire en un changement de paradigme d’ici les prochains mois ? La somme de cinquante milliards destinées à la promotion de la jeunesse arrivera-t-elle à bon port pour permettre aux transformateurs de ce secteur d’acquérir de nouveaux outils ? Telles sont quelques questionnement qui taraudent les esprits. Quelques semaines après la célébration de la fête de la jeunesse.il convient de rappeler que la campagne agricole 2026 est presque lancée. Un argument pour repenser la stratégie de traitement de ceux qui sont à la recherche des financements.
Claude René Kana Kana


