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    Projet « Naisseur » : Les enjeux

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    Il sera mis en œuvre par la Société de développement et d’exploitation des productions animales (SODEPA), la société que dirige Denis Koulagna Koutou. Il porte sur deux activités principales. A savoir : la production en urgence du lait, et puis l’augmentation de la production de la quantité de viande. Question d’apporter une plus-value dans la politique d’import–substitution du chef de l’Etat Paul Biya, en renforçant la consommation dans le secteur de la viande, mais surtout du lait. Ce projet est soutenu par les pouvoirs publics, notamment la présidence de la République.

    Selon les informations que notre équipe a recueillies auprès du Directeur Général de la Société de développement et d’Exploitation des Productions Animales, les nouveaux produits qui seront développés dans le cadre du projet « Naisseur »,  sont une réponse  à la politique d’import substitution prônée par le président de la République Paul Biya. Dénis Koulagna Koutou, qui a reçu la forte équipe de notre rédaction conduite par son Directeur depublication ce 28 juillet 2025, a tenu à apporter des précisions sur cet ambitieux projet. A savoir que le projet vise à s’investir dans la production du lait et ensuite augmenter la production de la viande. Il précise donc que le lait sera produit en urgence ainsi que ses produits dérivés. C’est l’exemple du  yaourt, du beurre, etc. non pas pour inonder le marché, comme l’ont déjà insinué certaines mauvaises langues qui y voient quelque chose de mauvais. Mais une manière pour ravitailler des sociétés partenaires en ressources et produits de qualité et leur permettre d’augmenter leur production. Pour y parvenir, un cheptel de 40.000 vaches est attendu. Il permettra de maintenir cet équilibre tant souhaité par le Directeur Général de la Sodepa, et résoudre les problèmes de déficit qui pourrait seposer d’ici les deux ou trois prochaines années. Et concernant la viande, le Directeur Général présente ce projet comme une notion de semence. Il sera question de contribuer à une nouvelle structuration de ce secteur. En mettant à  disposition des bêtes qui sont prêtes à la consommation tant en qualité qu’en quantité. Il ajoute que le nombre de bêtesretenu pour un début est d’un million de vaches (1.000.000) pour maintenir l’équilibre en matière de viande.

    Le Directeur Général qui a été suffisamment ouvert sur le sujet, a par ailleurs expliqué que les contraintes liées à la mise en œuvre de ce projet, sont prises en compte. A propos, il indique que les équipes qui mènent des études afin que le projet ne connaisse aucune faille, ont déjà adressé les conclusions y afférentes. On prend déjà dessolutions particulières sur le transport, la collecte et d’autres réalitéspar exemple qui doivent accompagner le projet.

    Conséquences

    Comme conséquences, il s’agit belet bien d’un projet qui va impacter fortement le quotidien despopulations, mais surtout dela jeunesse. D’abord sur le plan de la consommation,on se rend biencomptequele projet « Naisseur » apportera un plus sur la production du lait déjà très faible au Cameroun. Car, on le sait, plusieurs marques qui sont exposées aujourd’hui sur les rayons de nos supers marchés, sont des marques qui viennent des pays étrangers. Ce qui n’est pas une bonne chose pour notre économie, et ne favorise malheureusement pas l’entrepreneuriat dans notre pays. La Sodepa veut ainsi marquer une rupture avec cette politique de dépendance qui a fait du secteur de laiterie une activité très dominée par des marques parfois impropres à laconsommation. De même, la production du lait sera une piste pour créer des emplois en faveur dela jeunesse. Car, les effectifs de la Sodepa ne peuvent pas permettre de résoudre les problèmes liés à la distribution et à la vente. C’est pourquoi, seulement la production permettra de créer des emplois par centaines. Le Directeur Général indique que des mini-laiteries seront créées dans la ville Yaoundé, notamment  au quartier Mvan et Soa. Non seulement, on aura besoin des techniciens, mais aussi des laborantins et des experts pour s’occuper du produit.

    De même, la production de la viande en abondance permettra de renforcer le marché de la consommation. Car, il convient de ne pas oublier que la demande en matière de viande ne fait que croitre. Donc, le projet « naisseur » arrive à point nommée. Car, il vient faire reculer le risque qui est récurrent dans le secteur de la consommation. Tout comme ce projet apparait comme une touche particulière de la Sodepa sur le Piisah. Car, si cette politique a contribué jusqu’ici à produire des documents liés à la recherche des solutions dans plusieurs domaines de l’économie nationale, le projet « Naisseur » quant à lui apparait comme solution pratique au problème de la consommation du lait et de la viande.Et non le bavardage qui a souvent pris le pas sur certains dossiers dont l’aboutissement aurait permis de sortir de certaines zones d’ombre. Il revient maintenant aux observateurs de la scène économique nationale d’encourager le Directeur de cette société à persévérer dans cette voie. Surtout que ce projet se met en place à la veille d’une rentrée scolaire et académique. Ce qui va apporter quelque chose denouveau aux habitudes alimentaires des élèves et des étudiants.

    Germain Socrate Tanleu

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