Il s’est tenu un atelier entre le 16 et le 18 juillet 2025 à Yaoundé, dont les contours allaient dans le sens de la matérialisation de la politique d’import-substitution et donc de la valorisation du « made in Cameroon ».Une vision du chef de l’Etat Paul Biya.
L’auditorium Jean-Paul 2 de Mbankolo à Yaoundé a servi de cadre à un atelier de trois jours portant sur le lancement du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (Piisah) au sein de la Société de développement et d’Exploitation des productions Animales (Sodepa). Il était question d’informer le public cible de la Sodepa sur les opportunités et les avantages du projet ; promouvoir la collaboration et le partenariat entre les acteurs du secteur halieutique ; améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ; réduire d’au moins 30% des importations des produits agropastoraux et halieutiques ciblés, augmenter le taux de production locale et créer des emplois directs et indirects dans les filières agropastorales et halieutiques. Aussi, au regard des enjeux, Denis Koulagna Koutou, Directeur général de la Sodepa, a particulièrement apprécié et salué la présence des représentants du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (Minepia) ; du Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Minresi) ; de la Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles (Fasa) ; de l’Institut de Recherches Agricoles pour le Développement (Irad) ; de la Chambre d’Agriculture, des Pêches, de l’Elevage et des Forêts du Cameroun (Capef). Ce d’autant plus que le Piisah pour le triennal 2024-2026 a été conçu pour « être un outil d’accompagnement des acteurs du secteur privé dans la mise en œuvre de la politique d’import-substitution ; un outil opérationnel permettant d’assurer un mix entre import-substitution et promotion des exportations, conformément aux orientations fondamentales de la Snd30 ; un instrument matérialisant la volonté d’un Etat stratège et pragmatique qui met en place les facilités pour l’émergence du secteur privé ; un cadre intégré et cohérent des actions du gouvernement, des acteurs du secteur privé et des partenaires techniques et financiers pour l’atteinte des objectifs de développement durable », comme l’a fort opportunément indiqué le Directeur Général de la Sodepa.

« Cet atelier constitue un virage qui permettra d’atteindre la vitesse de croisière dans la mise en œuvre du Plan Intégré d’Import-Substitution Agropastoral et Halieutique (Piisah) au sein de l’entreprise, a fait comprendre le Dg de la Sodepa. Evoquant des termes quelque peu nouveaux pour certains, à l’instar des bovins-naisseurs, Denis Koulagna Koutou a fait comprendre que « la mise en place de ce projet permettra de disposer des sujets de premiers âges aux performances zootechniques à travers les femelles reproductrices. Ce projet d’élevage de bovins-naisseurs pour la production laitière permettra d’accorder une plus-value substantielle à la substitution du lait de consommation importé ». a l’observation de ce qui se passe déjà au sein de la Sodepa depuis la prise en main des choses par Denis Koulagna Koutou depuis sa prise de fonction, il n’est pas à exclure que ce plan prenne véritablement corps dans les prochains jours. « Je reste convaincu que les attentes seront comblées. C’est pourquoi j’attends de vous au terme de nos travaux : l’enrichissement du cadre logique du Piisah de la Sodepa et l’appropriation de la nouvelle vision de l’entreprise. » Avec la continuation de la belle aventure entamée il y a quelques temps se caractérisant par une embellie à divers niveaux, il n’y a pas de doute qu’avec le Piisah, un autre grand pas sera franchi dans le cadre de la pratique de la politique d’import-substitution.
Adama


