Elle est le chef du village Mevia-EKite. Localité située dans la Sanaga maritime. Elle ne cesse d’inciter ses sujets à se déployer ardemment autour de la culture du manioc.

«C’est grâce à la culture du manioc que nos parents nous ont envoyés à l’école. Il s’agit de la principale culture de chez nous. Et actuellement, je puis vous rassurer que la mise sur pied d’un nouvel environnement permettra à ceux qui viendront après nous, de faire de très bonnes choses dans le cadre de la création des usines de transformation dans cette partie du pays ». C’est la réponse qu’apporte cette actrice du secteur agro-pastoral à l’une des questions que nous lui posons ce 24 juillet 2025. Nous l’a découvrons dans un stand occupé en particulier par ses sujets, qu’elle a été très contente de retrouver à cette cérémonie de la troisième édition du festival international « kassava » qui se tenait comme d’habitude dans la capitale économique Douala. Sa majesté Ebenye Makoumack, a été très contente de retrouver à ce rendez-vous Thérèse Wondje, 104 ans, une maman venue de sa localité, et qui se consacrait à coeur joie à la transformation du manioc en bâton de manioc.
Une passion saine
C’est que le chef de Mevia est elle -même très impliquée dans l’agrosylvopastoral. Les nouvelles qui nous parviennent de ces lieux, indiquent qu’elle est avant tout une brillante actrice de ce secteur. En plus de détenir le Secret qui conduit au succès dans cette filière, elle a réussi, selon les mêmes sources à sensibiliser les populations de son village, à faire de cette activité une des voies qui conduit au bonheur. Passy Madeleine Ebenye Makoumack a affiché la même attitude dès son arrivée à ce festival. Elle a d’abord effectué un tour dans le stand de ses sujets , où elle a apprécié l’engouement qui y prévalait, avant de regagner la salle de la maison du parti, où était attendu le ministre de l’agriculture et du développement rural Gabriel Mbairobe, pour la cérémonie d’ouverture du festival.


En plus de cette volonté de se mettre au service des consommateurs à travers des initiatives visant à booster la production du manioc en ces lieux, elle est promotrice de l’un des restaurants les plus capés de la capitale économique. Un pas très important dans la politique qu’encourage le gouvernement. A savoir : créer des voies qui permettent aux producteurs d’écouler leurs produits. Car, il convient de le souligner ici, son restaurant figure parmis tant d’autres qui proposent des plats constitués de manioc aux consommateurs. Il en est de même des plats faits à l’aide des produits dérivés.

Seulement, toute cette volonté se heurte à un handicap. A savoir : l’enclavement qui caractérise ces lieux. Le Chef du village Mevia-EKite, n’a pas hésité de le souligner en ces termes : » je regrette malheureusement que l’état de la route ne facilite pas la tâche aux producteurs. Ceux-ci ne parviennent à écouler leurs produits. C’est ainsi que tous les projets d’extension de leurs espaces n’ont pas prospéré. Or, nous ne sommes pas loin de la cité balnéaire Edea, et les consommateurs viendraient sur place acheter le manioc et en grande quantité « . Elle revient ainsi sur la douloureuse situation qui empêche aux acteurs de cette filière d’avancer, avant de conclure : » j’en profite pour lancer un appel aux pouvoirs publics, afin qu’ils nous aident en bitumant cette route. Car, cela permettrait à beaucoup d’entre eux d’accroître leur production et envisager la création des petites et moyennes entreprises dans ce village » d’ici les prochaines années. On espère que ce message sera entendu. Car, il s’agit d’une route que nous avons découverte nous mêmes, alors que nous nous rendions à Dizangue en reportage. Effectivement, elle est impraticable en saison des pluies. C’est ainsi qu’elle compromet l’avancement des activités agricoles dans tout cet arrondissement.
Germain Socrate Tanleu


