Plus
    AccueilAgricultureL'IFPAE célèbre l'Excellence et l'Entrepreneuriat

    L’IFPAE célèbre l’Excellence et l’Entrepreneuriat

    Published on

    spot_img

    Le 12 août 2025, l’Institut de Formation Professionnelle en Agriculture et Élevage (IFPAE) a été le théâtre d’un événement capital pour dix de ses apprenants, la soutenance de leurs rapports de stage en vue de l’obtention du Certificat de Qualification Professionnelle (CQP). En présence de l’Inspectrice régionale du ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, du promoteur de l’IFPAE, ainsi que de familles et amis, cette journée a marqué l’aboutissement des mois de formation intensive et de travail acharné.

    L’IFPAE, officiellement agréé par le ministère de tutelle, assure la qualité et la reconnaissance de ses formations. Sous la direction de M. Simo Maurice Gautier, l’IFPAE se distingue par ses formations pratiques et complètes. L’accent est mis sur le montage de projets et l’élaboration de business plans, des compétences jugées essentielles pour tout futur entrepreneur. Cette approche concrète permet aux étudiants de transformer leurs connaissances théoriques en applications réelles, les préparant ainsi à relever les défis du marché. L’objectif ultime de l’IFPAE est de former des entrepreneurs qui non seulement contribuent à la création d’emplois, mais aussi à la sécurité alimentaire du Cameroun par le biais de la production animale et végétale. Les étudiants de l’IFPAE ont exprimé leur grande satisfaction quant à la qualité de l’enseignement reçu. LipogaGaelle Gwladys a salué l’excellence des formateurs et l’encadrement de qualité dont elle a bénéficié. De même, NanfckVades a souligné l’acquisition de compétences essentielles qui lui permettront de concrétiser ses ambitions entrepreneuriales. Ces témoignages confirment l’efficacité de la formation de l’IFPAE, qui prépare ses apprenants à un avenir prometteur dans un secteur vital pour l’économie nationale. L’IFPAE, officiellement agréé par le ministère de tutelle, joue un rôle déterminant dans la réponse aux défis de la sécurité alimentaire au Cameroun. Le pays, avec ses vastes potentialités agricoles (475 000 km² de superficie, dont 31% de pâturages et 15% de terres arables, et cinq zones agro-écologiques distinctes), fait face à des réalités préoccupantes, avec 55% de sa population souffrant de la faim selon un récent rapport de la FAO.

    De beaux jours

    L’institut s’inscrit dans les grandes orientations fixées par le Chef de l’État, notamment la réforme de la formation et de l’enseignement agricole, et vise à :

     * Mettre sur le terrain des opérateurs efficaces dans les filières végétales et animales ;

     * Créer des emplois nobles ;

     * Maintenir la sécurité alimentaire sur les plans qualitatif et quantitatif.

     * Valoriser les résultats de la recherche et servir d’incubateur d’entreprises du secteur rural ;

     * Contribuer à la réduction des importations de denrées alimentaires.

    Situé à OYOMABANG Camp-Sonel, un quartier périphérique de Yaoundé (à 5 km de Mokolo), l’IFPAE dispose d’un site entièrement sécurisé, propice à l’apprentissage. Il comprend un bâtiment administratif avec des salles de cours, une bibliothèque et des bureaux équipés d’ordinateurs. Le deuxième bloc est dédié aux activités pratiques, avec un poulailler, une porcherie, une aulacoderie, un clapier, et des parcelles d’expérimentation. Les apprenants bénéficient également de facilités d’hébergement. Le personnel de l’IFPAE est composé de chercheurs, techniciens et ingénieurs expérimentés (au minimum 10 ans d’expérience sur le terrain), garantissant une transmission de savoir-faire de haute qualité et directement applicable. L’institut travaille en partenariat avec divers acteurs du secteur rural, notamment des organismes d’appui, des ONG, des ambassades, des mairies, des ministères en charge de l’agriculture et de l’élevage, des centres de recherche et des interprofessions. L’IFPAE forme un public cible varié, allant des jeunes en déperdition scolaire aux diplômés de l’enseignement secondaire et supérieur, en passant par les retraités, les chômeurs, les GIC, GIE, OP, et même les grandes entreprises et ambassades. Les programmes couvrent les filières agricoles, élevage et environnement, assurant une formation complète et diversifiée. L’institut encourage et facilite également les stages, y compris à l’étranger, si les soutiens institutionnels le permettent, dans le but de former des « gars qui parlent, » des experts capables de s’installer et de créer des entreprises prospères pour le développement économique du Cameroun. Les retours des étudiants présents ont confirmé l’efficacité de la pédagogie de l’IFPAE. Lipoga Gaelle Gwladys, l’une des étudiantes, a salué la qualité de l’enseignement et l’encadrement des formateurs. « Nous avons eu d’excellents formateurs. Ces professionnels expérimentés nous ont encadrés quotidiennement de manière très efficace, tant sur le plan théorique que pratique, » a-t-elle témoigné. Elle a également souligné l’importance des stages, qui ont permis aux étudiants de mettre en pratique leurs connaissances et d’acquérir une expérience concrète. Nanfck Vades, un autre étudiant, a mis en avant l’aspect entrepreneurial de la formation. « La formation reçue était essentielle pour démarrer une entreprise, » a-t-il déclaré. Il a souligné l’importance d’être accompagné par des experts et l’acquisition de compétences nouvelles. « Je suis maintenant capable de faire des choses que je n’aurais pas pu réaliser auparavant. » Il a vivement encouragé les jeunes à se lancer dans la production animale pour contribuer au développement des secteurs agricole et de l’élevage au Cameroun, favorisant ainsi la création d’emplois et la sécurité alimentaire. La formation de sept mois, suivie d’une période de stage de deux à trois mois, a été jugée idéale pour l’application des connaissances théoriques.

    La soutenance des rapports de stage à l’IFPAE n’était pas seulement une formalité académique ; elle a symbolisé l’engagement de l’institut à former une nouvelle génération d’entrepreneurs agricoles, prêts à relever les défis et à saisir les opportunités du secteur agricole camerounais.

    Lionel Ayie

    Derniers articles

    Grands projets structurants : Absence ou négligence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique

    Serait-ce le cas de le dire à l’observation de ce qui se passe sur...

    Production de crevettes : Toujours un luxe 

    Pendant qu’on s’extasie au sujet d’une production annuelle gravitant autour de 10200 tonnes au...

    Insalubrité dans les villes camerounaises : Transformer cette situation en opportunité

    Plutôt que de continuer à pleurer, à se lamenter, la réflexion devrait être poussée...

    Suzanne Ndeby : Offrir des jus de fruit typiquement bio aux consommateurs

    Sa détermination doublée à son esprit entrepreneurial dans cette entreprise portée sur la mise...

    Continuez la lecture

    Grands projets structurants : Absence ou négligence du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique

    Serait-ce le cas de le dire à l’observation de ce qui se passe sur...

    Production de crevettes : Toujours un luxe 

    Pendant qu’on s’extasie au sujet d’une production annuelle gravitant autour de 10200 tonnes au...

    Insalubrité dans les villes camerounaises : Transformer cette situation en opportunité

    Plutôt que de continuer à pleurer, à se lamenter, la réflexion devrait être poussée...

    Suzanne Ndeby : Offrir des jus de fruit typiquement bio aux consommateurs

    Sa détermination doublée à son esprit entrepreneurial dans cette entreprise portée sur la mise...