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    Riziculture : L’espoir

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    Et pourtant divers projets à l’instar de Viva-Benoué, Viva-Logone et UNVDA dont la performance semble avérée, sont initiés en vue de booster la production sans malheureusement parvenir à combler le gap. Le riz local semble toujours être invisible dans les espaces marchands locaux.

    Malgré les efforts qui sont consentis par le gouvernement pour le développement de la riziculture, un phénomène paradoxal est toujours observé dans la filière riz au Cameroun encore largement dominée par les importations massives de cette denréevenue d’autres pays, et spécifiquement des pays d’Asie du Sud-Est. Au point de toujours déséquilibrer la balance commerciale du pays. Le riz local est toujours aussi rare sur les étals et espaces marchands du pays. Le gouvernement ne baisse pour autant pas les bras. En témoigne le lancement le 03 janvier 2023, des projets tels que : Viva-Logone, Viva Benoué, Upper Nun Valley Development Authority (Unvda)… qui semblent donner assez de satisfaction à l’observation des performances enregistrées. A ce sujet, les membres du Comité de pilotage de Projet d’Aménagement et de Valorisation des Investissements dans la Vallée du Logone (Viva-Logone) s’étaient réunis il y a quelques temps à Yaoundé, dans le cadre des 5ème et 6ème sessions de ce Comité de pilotage (Copil). Il était question d’examiner l’état d’avancement global des activités du projet, d’évaluer le niveau de mise en œuvre du plan de travail et du budget 2024, et d’examiner d’autres documents liés à l’amélioration de la gouvernance et de la performance du projet.
    On se souvient à cet effet que le secrétaire général du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat). Jean Tchoffo s’était félicité de l’intérêt qu’accordaient divers responsables administratifs et politiques à ce projet. Même le Directeur général de la Société d’Expansion et de Modernisation de la Riziculture de Yagoua (Semry), Fissou Kouma avait honoré de sa présence cette rencontre. Le secrétaire général du Minepat avait alors salué la performance à mi-parcours du projet Viva-Logone. Des contrats d’assistants techniques avaient été élaborés et conclus. Les bureaux d’études Mazars validés pour l’accompagnement du plan de restructuration de la Semry et Setico pour l’accompagnement du processus de transfert de la gestion des périmètres irrigués aux associations d’usagers d’eau ont été mobilisés.
    Rendu en 2025, il avait été prévu «le développement et la réhabilitation de l’irrigation avec un transfert progressif de l’exploitation et de l’entretien des périmètres irrigués aux associations d’irrigation, le transfert des services de labour au secteur privé, l’implication effective du secteur privé pour la promotion des chaînes de valeur agricoles (riz), et la révision du rôle régalien du gouvernement, en particulier des organismes tels que la Semry. Le coordonnateur de Viva-Logone, Laoumoya Merhoye avait même indiqué que ce projet a pour but de faire doubler la production parmi les paysans. «Le projet entend aider les producteurs à payer les redevances sur les instants à hauteur de 50 % et les redevances hydrauliques à hauteur de 75 % pendant deux campagnes par an. L’objectif final est de faire en sorte que si le producteur gagnait 50 000 Fcfa depuis 30 ans, ce projet puisse doubler ses revenus à 100 000 Fcfa», avait-il dit. Pour une enveloppe budgétaire 2024 de 19,4 milliards Fcfa seraient, 14,7 milliards Fcfa avaient été réservés pour l’amélioration des infrastructures et la gestion de l’eau. La production et l’appui aux services agricoles ont pris 1,1 milliard Fcfa et 3,5 milliards Fcfa ont été affectés à l’appui au développement et la mise en œuvre du projet. Visant spécifiquement la valorisation des investissements dans la vallée du Logone (VIVA-Logone), il est question spécifiquement à soutenir la sécurité hydrique régionale et la gouvernance des ressources en eau, principalement à travers la réhabilitation des infrastructures d’irrigation et de drainage et l’appui aux associations d’usagers de l’eau, promouvoir la production agricole et agroalimentaire, et mettre en œuvre un plan de transformation de la Semry (Société d’expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua) et renforcer les services publics. Sur financement de la Banque mondiale, il va aider à améliorer la production du riz.

    L’Irad mis à contribution
    Dans la même logique, l’Institut de Recherche Agricole pour le Développement (Irad) a procédé, le 23 mai 2025 à Yaoundé, à la remise officielle d’une cargaison totale de 4,5 tonnes de semences de base améliorées au Projet de développement de la chaîne de valeur du riz au Cameroun. Il s’agissait d’un premier lot représentant 50% de la quantité totale de semences attendues de l’Irad dans le cadre d’une convention signée en 2023. Ce lot devrait induire une production de 300 tonnes de semences certifiées durant l’année en cours pour la suite être mis à la disposition des producteurs, question de booster la production du riz dans les régions du Nord-Ouest, de l’Ouest et de l’Extrême-Nord, couvertes par le Projet de développement de la chaîne de valeur du riz au Cameroun.
    D’un coût global de près de 98 milliards de FCFA, ce Projet est co-financé par la Banque islamique de développement, le Fonds de l’OPEP, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et le Fonds koweïtien pour le développement économique arabe. Il a pour but de contribuer à la réduction des importations massives du riz au Cameroun, grâce à l’augmentation de la production nationale.
    Si dans l’intervalle 2025-2027, le Cameroun pourrait alors faire passer sa production de riz de 140 710 tonnes à 460 000 tonnes, et quand bien même cette offre resterait inférieure à la demande, le véritable problème est de savoir où passe cette production qu’il est très difficile d’observer sur le marché local.
    A en croire les données du ministère de l’Agriculture, la demande du riz, qui augmente chaque année au Cameroun, était déjà estimée à 576 949 tonnes en 2020. En comparaison avec les 460 000 tonnes projetées pour 2027, il subsistera un déficit d’au moins 110 000 tonnes à combler.
    Joseph Chrétien

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