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Renforcer les capacités des petits producteurs du Koung-Khi en termes d’adoption des technologies et pratiques agricoles améliorées issues de la recherche, tout en contribuant à leur développement socio-économique. C’est l’objectif visé par Madeleine Tchuinte, ministre de la recherche scientifique et de l’innovation (Minresi) lors de la session de cette activitéqu’elle a présidée le 29 aout 2025, à Bandjoun dans le département du Koung-Khi, région de l’Ouest.

On connait déjà le dynamisme des populations de cette partie du pays en matière agropastorale. Leur apporter un plus ne sera qu’à leur avantage. En ce sens, le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation (Minresi), en compagnie de certains de ses collaborateurs et responsables des institutions sous sa tutelle, parmi lesquels, Dr. Noé Woin, Directeur Général de l’Irad ; Pr. Eddy Leonard Ngonkeu, Coordonnateur de l’activité ; Dr. Francis Ngome, Directeur Général Adjoint de l’Irad et Dr Nya Gwendoline, en plus des autorités administratives, municipales et politiques, a présidé à l’esplanade de l’hôtel de ville de Bandjoun, une session des Champs Ecoles Paysans dont l’objectifgénéral est de renforcer les capacités des petits producteurs du Koung-Khi en termes d’adoption des technologies et pratiques agricoles améliorées issues de la recherche, tout en contribuant à leur développement socio-économique.Spécifiquement, il s’est agi de former les agriculteurs et éleveurs sur six (6) modules clés (maïs, haricot, pomme de terre, banane plantain, pisciculture, arbres fruitiers) ; diffuser les semences améliorées et intrants agricoles adaptés, en expliquant leur mode d’utilisation (doses, précautions, etc.) ;renforcer la visibilité des résultats de la recherche agricole par l’Irad ; encourager la collaboration entre agriculteurs, encadreurs techniques, autorités locales et pour un meilleur suivi post-atelier ;contribuer à la sécurité alimentaire locale en améliorant la disponibilité des semences et la maîtrise des itinéraires techniques.
Des avancées technologiques
En plus de ces activités relatives à la recherche agricole, les populations ont eu à découvrir d’autres avancées technologiques susceptibles de contribuer à leur bien-être socio-économique. Ce qui a justifiél’organisation et leur participation à une mini foire-exposition. Tout comme les présences des structures telles que l’Institut National de Cartographie (Inc), l’Autorité de Surveillance Radiologique et de Sécurité Nucléaire (Asran) ; l’Institut de Recherche Géologiques et Minières (Irgm), l’Institut de de Recherches médicales de d’Etudes des Plantes Médicinales (Impm), La Mission de Promotion des Matériaux Locaux (Mipromalo) ; le Centre National d’Education (Cne) et le Comité National de Développement des Technologies (Cndt) qui, à l’occasion, ont présenté et exposéles résultats de leurs recherches en insistant sur des aspects qui pourraient directement impacter positivement le vécu quotidien des populations.
Il faut dire que lors du Comice Agropastoral d’Ebolowa, en janvier 2011, Paul Biya avait appelé au passage résolu à l’agriculture de seconde génération : « (…) l’agriculture est l’atout maître pour assurer notre développement (…) Nous devons absolument mener notre révolution agricole à bon terme (…) Pour y arriver, il faut moderniser nos méthodes, mieux former nos agriculteurs, tirer profit des atouts des progrès scientifiques (…) en d’autres termes, passer à l’agriculture de seconde génération (…) L’agriculture de seconde génération nous permettra non seulement de consolider notre autosuffisance alimentaire, mais aussi de transformer nos matières premières agricoles, exporter nos produits, réduire nos importations de certaines denrées et enfin créer des dizaines de milliers d’emplois », avait indique le chef de l’Etat sous forme d’un cap à atteindre.
Dès lors, il incombait aux organismes concernés dont le Ministère de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Minresi), d’implémenter cette politique axée sur la modernisation de l’agriculture. C’est dans ce contexte que furent mis sur pied les Champs Ecoles Paysans (Cep) en 2014 par le Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation. Il s’agissait pour Dr. Madeleine Tchuinte, de traduire dans les faits ces orientations du Chef de l’Etat. A l’heurequ’il est, plus de 5000 entrepreneurs agricoles ont été en contact avec les pratiques culturales appropriée dans toutes les régions du pays. Ces champs écolesont pour objectif le transfert des résultats issus de la recherche agricole et des pratiques culturales aux acteurs ruraux, en vue d’une bonne appropriation par ceux-ci des meilleurs reflexes de production et une pérennisation des savoir-faire. Ils sont le reflet d’une plateforme de partenariat qui permet aux agriculteurs de bénéficier des connaissances techniques de création, d’aménagement et de gestion des champs semenciers.
Le 29 aout dernier, c’était donc aux populations de la Collectivité Territoriale Décentralisée de Pete-Bandjou d’en bénéficier. Ce qui augure des perspectives meilleures pour l’avenir dans le domaine agropastoral. Ce d’autant plus que les uns et les autres ont bénéficié des dons divers constitués de matériels agricoles.
Adama


